COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion immédiate
À l'approche du scrutin, l'industrie de la coiffure interpelle les chefs de parti
Montréal, le 17 septembre 2026 — À l'approche de l'élection générale québécoise du 5 octobre, l'Association Coiffure Québec (ACQ) rend public aujourd'hui un manifeste dans lequel elle demande à chacun des partis politiques de s'engager envers l'industrie — peu importe le résultat du vote : à rencontrer officiellement l'ACQ s'il forme le prochain gouvernement, et à porter ses préoccupations à l'Assemblée nationale s'il siège dans l'opposition.
Intitulé Manifeste de l'Association Coiffure Québec — Pour que les professionnels de la coiffure puissent enfin vivre dignement de leur métier, le document dresse le portrait d'une industrie qui fait partie du quotidien de milliers de Québécoises et de Québécois, mais qui peine à faire vivre convenablement celles et ceux qui la font vivre.
Le gouvernement du Québec établit lui-même le salaire horaire médian des coiffeuses, coiffeurs et barbiers à 21,98 $ (données 2023-2025), pour environ 22 000 personnes en emploi dans la profession en 2024 — un chiffre que l'ACQ juge sous-estimé, alors que Soins Personnels Québec évalue à 28 300 le nombre réel de travailleuses et travailleurs du secteur. L'ACQ souligne par ailleurs que 61 % des professionnels de la coiffure sont travailleurs autonomes — soit 49 points de pourcentage de plus que la moyenne québécoise, évaluée à 12 % — une réalité qui crée d'importants écarts entre les différents modèles d'affaires du secteur. Le travail au noir, pour sa part, figure parmi les principaux problèmes mentionnés par 30 % des répondants du secteur de la coiffure dans le plus récent diagnostic sectoriel de l'industrie.
« Notre industrie s'appauvrit, et plusieurs de ses professionnels ont de la difficulté à vivre convenablement de leur métier. Ce n'est pas une question de courage individuel : c'est une question de règles à revoir. »
— Stéphane Roy, président de l'Association Coiffure Québec
L'ACQ propose notamment que le gouvernement du Québec étudie sérieusement une exemption de la TVQ sur les services de coiffure — une mesure qui aiderait à la fois les consommateurs et l'industrie — et réclame l'élaboration d'un plan stratégique québécois pour la coiffure, réalisé avec les professionnels, les employeurs, les travailleurs autonomes, les établissements d'enseignement et le gouvernement.
« Nous ne demandons pas un privilège, nous demandons de l'équité. Nous demandons simplement à celles et ceux qui veulent diriger le Québec de s'asseoir avec nous, d'ouvrir leurs données et de chercher des solutions avec notre industrie. »
— Stéphane Roy
Le manifeste complet est disponible sur coiffurequebec.com et sur la page Facebook de l'Association Coiffure Québec.
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Source :
Association Coiffure Québec
Renseignements et demandes d'entrevue :
Stéphane Roy
Président, Association Coiffure Québec
Téléphone M. Roy: (514) 668-9130
Bureau ACQ: (514) 501-2273
info@coiffure-quebec.com
Par Stéphane Roy, président de l'Association Coiffure Québec
La coiffure est un service de proximité ancré dans les habitudes des Québécoises et des Québécois, présent dans toutes les régions. Derrière cette présence quotidienne, des dizaines de milliers de professionnels — travailleurs autonomes, salariés, entrepreneurs — souhaitent simplement vivre convenablement du métier qu'ils ont choisi. L'Association Coiffure Québec croit qu'il est temps d'ouvrir une réflexion sur l'avenir économique de cette industrie.
Le gouvernement du Québec établit le salaire horaire médian des coiffeuses, coiffeurs et barbiers à 21,98 $. Soins Personnels Québec estime que le milieu regroupe plus de 28 000 professionnels. Ce sont des gens qui travaillent, qui élèvent des familles, et pour qui vivre convenablement de leur métier demeure souvent un défi.
Notre industrie a aussi une particularité : 61 % de ses professionnels sont travailleurs autonomes, comparativement à 12 % pour l'ensemble des travailleurs québécois. Cette réalité crée ce que nous appelons la coiffure à trois vitesses. Il y a les salons qui perçoivent les taxes, embauchent et forment la relève. Il y a des travailleurs autonomes qui, légalement, peuvent ne pas percevoir la TPS et la TVQ sous un certain seuil. Et il existe une économie non déclarée qui pèse sur tout le secteur.
Nous ne blâmons pas les professionnels qui naviguent dans ce système — nous questionnons le système. Quand les règles créent des réalités si différentes entre des personnes qui offrent le même service, il faut se demander si elles sont encore adaptées. Cette situation touche aussi les employeurs, à qui l'on demande de bonifier les conditions de travail alors qu'ils concurrencent des modèles qui n'assument pas les mêmes charges.
Une mesure qui pourrait aider deux fois plutôt qu'une
Nous proposons que le gouvernement étudie sérieusement une exemption de la TVQ sur les services de coiffure, et qu'il entreprenne une démarche similaire à Ottawa pour la TPS. L'idée est simple : réduire la facture des consommateurs tout en réduisant l'écart entre les différents modèles d'affaires de notre industrie. Le Québec a déjà choisi d'utiliser des mesures fortes pour soutenir le pouvoir d'achat : en 2022 seulement, il a versé 500 $ à 6,4 millions de Québécois gagnant 100 000 $ ou moins (3,2 milliards de dollars), puis un second montant de 400 $ à 600 $ à 6,1 millions de personnes (3,5 milliards de dollars) — près de 6,7 milliards en une seule année. Nous ne remettons pas cette décision en question — elle montre simplement qu'il existe d'autres façons d'aider la population, dont une qui bénéficierait autant aux consommateurs qu'aux professionnels qui les servent.
Nous ne prétendons pas connaître d'avance le coût net d'une exemption : nous demandons au gouvernement de le calculer. Combien perçoit-il en taxes sur les services de coiffure? Quel en serait le coût réel, une fois tenu compte d'une activité économique et de revenus déclarés plus importants?
Former le bon nombre de personnes — et bien les former
Cette réflexion doit aussi toucher la formation. Selon les données officielles d'adéquation formation-emploi du DEP en coiffure, 905 personnes ont débuté le programme en 2024-2025. Or, parmi les diplômés observés en 2021, seulement 54,4 % occupaient un emploi lié à leur formation. Cela ne signifie pas que les autres ont abandonné la profession, mais cela soulève une question : combien de personnes formées en coiffure exercent toujours ce métier, dans de bonnes conditions, quelques années plus tard? Le Québec devrait être capable d'y répondre — et les professionnels qui accueillent la relève doivent être consultés sur la qualité de cette formation, pas seulement sur son volume. Notre objectif n'est pas de former le plus grand nombre de coiffeurs possible, mais de bien les former, pour leur donner une vraie chance d'en faire carrière.
Un engagement demandé à tous les partis
À l'approche de l'élection, l'Association Coiffure Québec demande à chaque parti de s'engager envers notre industrie, peu importe le résultat du vote. S'il forme le gouvernement, s'engage-t-il à rencontrer officiellement l'ACQ pour bâtir un plan stratégique pour nos professionnels? Et dans l'opposition, s'engage-t-il à porter nos préoccupations à l'Assemblée nationale?
Nous ne demandons pas une solution improvisée en pleine campagne, mais l'engagement de nous rencontrer, d'ouvrir les données et de travailler avec notre industrie sur la fiscalité, la rémunération, la formation, la rétention de la main-d'œuvre et l'économie non déclarée — dans le seul but d'améliorer le sort de l'ensemble des professionnels de la coiffure du Québec.
Des dizaines de milliers de professionnels méritent une industrie où travailler davantage permet de gagner davantage, où respecter les règles n'est pas un désavantage, et où choisir la coiffure permet une véritable carrière, de faire vivre sa famille et de vivre dignement de son métier.
La coiffure prend soin du Québec depuis des générations. Il est temps que le Québec prenne soin de son industrie de la coiffure.
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Pour toute question ou demande de renseignements veuillez communiquer avec:
Stéphane Roy au 514-668-9130
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